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Le journal d'Alice
La collaboration qui nous replonge en enfance : Alice à Paris habille Émilie

La collaboration qui nous replonge en enfance : Alice à Paris habille Émilie

La petite fille espiègle toute de rouge vêtue de Domitille de Pressensé a accompagné ma petite enfance, comme elle a sûrement aussi accompagnée la vôtre.


Il y a un an, un dimanche matin confortablement installée dans notre lit, ma fille de 3 ans calée sous mes bras, alors que je lui lisais Emilie et le camping une évidence, en passionnée de mode que je suis smiley s’est imposée à moi … « Regarde chéri [mon mari] comme Emilie est craquante et sa tenue adorable ! Ce serait super chouette de donner vie à sa tenue ! »

Et voilà, l’aventure ALICE à PARIS habille Emilie commençait !

Quelle joie quand Domitille de Pressensé a accepté que je lui présente mon idée puis quand, enthousiaste elle – et les Editions Casterman - ont immédiatement approuvé mon projet et mes dessins !

Domitille et moi partageons toutes deux un point commun : nous célébrons l’enfance, une certaine insouciance et l’espièglerie, et cherchons à donner du bonheur aux enfants et aux parents qui aiment les histoires et en particulier les aventures d’Emilie !

Comment est née Emilie ?

« J’ai toujours voulu écrire des histoires et les illustrer et j’ai commencé à en inventer dès l’âge de 5 ans.

C’est naturellement qu’une fois le bac en poche j’ai rejoint les Beaux-Arts pour travailler sur l’enfance et la dessiner. J’ai compris plus tard que j’ai toujours recherché mon enfance en moi.

Je cherchais un personnage atypique et croquis après croquis celui d’Emilie s’est un jour imposé à moi, comme une révélation : ses vêtements seront rouges comme la couleur de la croix que maman cousait au dos de mes habits pour que je les reconnaisse parmi ceux identiques de mes frères et sœur, et elle vivra la vie d’une petite fille comme les autres avec ses aventures de tous les jours et ses gentilles bêtises. J’avais 21 ans et dans ma tête j’écrivais vraiment en tant qu’enfant…

Vous n’étiez qu’étudiante en 3e année quand emilie est née, qu’est ce qui vous a poussé à frapper à la porte de maisons d’éditions ?

Dès 1973, J’ai montré ma première histoire « emilie » coloriée au feutre à ma tante, qui travaillait dans une classe maternelle. Elle m’a proposé de la tester auprès des enfants de sa classe et là surprise (et joie) les enfants revenaient sans cesse lire l’histoire qui n’était pourtant que feuillets reliés et non pas un vrai livre cartonné ! Puis, encouragée par des amies, j’ai fini par contacter une maison d’édition et Emilie a été publié dès 1975 ! S’en sont suivis une 12aine d’albums avant que je devienne maman…

Une anecdote marquante autour d’un album d’Emilie ?

« Oui, celle de la mauvaise humeur ! Je devais rendre un album à mon éditeur, et bien que j’aie un sujet en tête je n’arrivais pas à le mettre en forme... Un jour particulièrement frustrée, l’idée d’Emile et la mauvaise humeur est née de ma frustration et l’écriture a coulé d’un coup !

Une autre anecdote que j’aime est que mon fils et son cousin ont vraiment vécu l’histoire d’Emilie et le camping : après avoir quémandé de dormir dans une tente dans le jardin, ils ont vu un œil de sorcière dans la lavande (qui n’était autre qu’un ver luisant) et ma sœur est donc allée dormir dans la tente smiley

Quand vous étiez petite vous rêviez de devenir… ?

Ecrivain ! J’adorais raconter des histoires… J’empêchais ma sœur de dormir le soir pour lui raconter des histoires que j’inventais ! j’ai eu beaucoup de chance d’être éditée si vite…

Votre plus grosse bêtise d’enfance ?

Deux me viennent à l’esprit… mais il y en a eu d’autres !

Dans la maison de mes grands-parents il y avait une grande cage d’escalier. J’avais environ 8-9 ans et avec mes cousins nous avons eu l’idée d’installer un petit cousin d’à peine 2ans dans un panier et de le monter en tirant sur la corde jusqu’au 2e étage… mais là, panique ! à un ou deux mètres de hauteur, le panier s’est mis à tanguer dangereusement et impossible d’attraper notre cousin. Nous avons dû continuer à le hisser jusqu’au premier étage où nous avons eu le plus grand mal à le sortir du panier, tant celui-ci se balançait.

Toujours avec mes cousins, un après-midi d’été alors que nous jouions dans le jardin, nous avons eu envie de griller du pain. Après avoir creusé un trou, nous y avons allumé un feu (avec des allumettes piquées dans la cuisine) puis recouvert ce foyer de pierres plates. Un petit cousin nous a dénoncés et en voyant les parents arriver, restée seule auprès du foyer après la fuite de mes cousins, j’ai décidé de m’asseoir sur les pierres pour cacher le feu… vous imaginez bien que je me suis brûlée les fesses !

Que vous inspire ALICE à PARIS ?

J’ai fait instantanément un rapprochement avec Emilie : il n’y a pas de mode avec Emilie, elle est intemporelle. Comme ALICE à PARIS ! Je me suis reconnue dans les créations d’ALICE à PARIS lesquelles comme Emilie ne sont pas chichiteuses (c’est vrai ce sont des vêtements dans lesquels on peut jouer !). Emilie fait des bêtises et est un peu espiègle, comme votre marque !

Votre prochain projet ?

Un nouvel album qui va sortir en juin ainsi que deux « Je commence à lire avec Emilie » au Printemps. 

Née à Nantes, en 1952, Domitille de Pressensé vit entre Paris et le Golfe du Morbihan et est la maman de 3 grands garçons et la grand-maman de 3 adorables petites filles.

Après 43 ans d’existence, Emilie s’est vendue à plus deux millions d’albums et est traduite en une 15aine de langues dont le chinois, l’indonésien, le néerlandais, l’espagnol…

Aujourd’hui, Domitille travaille main dans la main avec son 3e fils Guillaume sur chaque album. Les histoires, le graphisme, le choix des mots est un véritable travail d’équipe et est maintenant devenu une histoire de famille…